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Les métiers de la FPT en pleine mutation

Apparition de nouvelles fonctions, évolution du contenu des postes, les collectivités recrutent des profils plus techniques et polyvalents

Apparition de nouvelles fonctions, évolution du contenu des postes, les collectivités recrutent des profils plus techniques et polyvalents que ces collectivités sont traversées par trois lames de fond qui redessinent en profondeur leurs missions et actions : l’émergence de nouveaux besoins chez les usagers, la décentralisation et l’évolution du paysage institutionnel local remodelé par la montée en puissance de l’intercommunalité. Politique de la ville, médiation sociale, animation des territoires, prospective, de nouvelles compétences sont requises à tous les échelons territoriaux. Les collectivités n’ont pas attendu la réforme de l’Etat pour adapter leur politique de recrutement à cette nouvelle donne.

Au service du grand public
D’abord, collectivitéselles doivent trouver des solutions pour faire face à l’évolution des besoins des usagers. « Le vieillissement de la population et l’accroissement de la pauvreté chez les travailleurs augmentent les besoins de services à la personne », note Christelle Durrieu chef de projets à la direction de la prospective au CNFPT (Centre national de la fonction publique territoriale). Si les traditionnels besoins en talents médico-techniques comme les médecins, les infirmières ou les aides-soignants sont toujours d’actualité, de nouvelles fonctions comme les agents d’accueil apparaissent dans la médiation sociale. Autre exemple, les contrôleurs en qualité dans la restauration qui assurent l’hygiène alimentaire et la lutte contre l’obésité. A noter aussi l’émergence des chargés de mission emploi-formation ou des chargés de mission culture.

Transfert de compétences
La poursuite du mouvement de décentralisation initié dans les années 1980 amène les collectivités à recruter des agents à la fois pointus dans leur domaine d’expertise et polyvalents pour pouvoir mener des missions transverses : contrôle de gestion, maîtrise d’ouvrage, ingénierie et pilotage de projet… Avec à la clé des métiers déclinés dans la culture (responsable du patrimoine culturel), l’urbanisme (conseil aux pétitionnaires), l’animation des territoires (directeur de Pays), de prospective (géographe) et le commercial (chargé des relations clientèle). « On note le développement de postes de chargés d’affaires dans les cellules achat des services de développement économique. Mais cela reste pour le moment marginal », précise Didier Spitz, chef de projets à la direction de la prospective du CNFPT.

Des opportunités à saisir pour les diplômés
Globalement, quel que soit le métier, les collectivités réclament des personnels de plus en plus qualifiés. « Pour les catégories A et B, on demande des compétences très pointues et des diplômes techniques type ingénieurs. Quant à la catégorie C, il devient de plus en plus difficile de décrocher un poste sans avoir de CAP ou BEP. » Bref, les frontières des 280 métiers de la fonction publique territoriale recensés par la CNFPT bougent et ouvrent des perspectives. Cependant, « il n’est pas certain qu’un départ à la retraite soit systématiquement compensé par un recrutement, nuance Didier Spitz. Ne perdons pas de vue que les collectivités cherchent à stabiliser la masse salariale».

Ophélie Colas des Francs © PublicRH – Novembre 2009